Choisir un IPRP n’est pas une formalité.

Mai 1, 2026 | Risques psychosociaux (RPS) et diagnostic organisationnel

Une scène de travail, de direction ou de trajectoire est ici analysée pour rendre visible ce qui se joue, puis ouvrir une version suivante.

Choisir un IPRP n’est pas une formalité.

Dans beaucoup d’organisations, le diagnostic RPS est engagé au moment où une situation devient difficile à contenir :

  • tension persistante
  • alerte interne
  • conflit non résolu
  • effet post-restructuration

Le choix de l’intervenant conditionne directement la suite.

Un diagnostic peut produire de la clarté.
Il peut aussi produire un rapport de plus.

Pourquoi le choix de l’IPRP est déterminant

Un diagnostic RPS ne consiste pas uniquement à identifier des facteurs de risque.

Il s’agit de rendre les situations de travail lisibles et traitables.

Or, tous les diagnostics ne produisent pas cet effet.

Dans certains cas :

  • les constats sont justes, mais généraux
  • les recommandations restent abstraites
  • les équipes ne se reconnaissent pas dans les analyses
  • rien ne change dans les situations concrètes

Le problème ne vient pas du sujet.

Il vient de la manière dont il est travaillé.

Ce qu’un IPRP doit réellement produire

Un IPRP (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels) intervient dans un cadre précis.

Son rôle ne se limite pas à analyser.

Il doit permettre :

  • d’objectiver les situations
  • de rendre visibles les tensions réelles
  • de structurer un diagnostic exploitable
  • de produire des éléments opposables dans le cadre social

Mais surtout :

il doit rendre la situation opérante.

Les limites des approches classiques

Certains diagnostics reposent principalement sur :

  • des questionnaires
  • des entretiens individuels
  • des analyses statistiques

Ces outils sont utiles.

Mais ils atteignent une limite.

Ils décrivent la situation.
Ils ne la transforment pas.

Une équipe peut reconnaître les constats…
et continuer à fonctionner de la même manière.

Un manager peut comprendre…
et ne pas modifier ses pratiques.

Le diagnostic reste alors au niveau du commentaire.

Les critères concrets pour choisir un IPRP

1. Sa capacité à travailler des situations réelles

Un bon IPRP ne se contente pas d’agréger des données.

Il travaille à partir de scènes concrètes :

  • réunions
  • interactions managériales
  • situations de tension

C’est là que les mécanismes apparaissent.

2. Sa capacité à clarifier les enjeux

Une situation bloquée est souvent mal formulée.

Exemple :

« le climat est dégradé »

Peut masquer :

  • une décision non assumée
  • un cadre flou
  • un conflit non traité

Le rôle de l’IPRP est de rendre ces éléments lisibles.

3. Sa capacité à produire un cadre structuré

Un diagnostic efficace repose sur :

  • un objectif clair
  • un périmètre défini
  • des modalités précises
  • une restitution exploitable

Sans cadre, le diagnostic reste diffus.

4. Sa capacité à aller au-delà du constat

Un diagnostic utile ne s’arrête pas à l’analyse.

Il permet :

  • de préparer certaines scènes managériales
  • de clarifier les responsabilités
  • de rendre certaines décisions possibles

5. Sa légitimité

Dans un contexte sensible, la légitimité est déterminante.

Elle repose sur :

  • le parcours
  • les expériences terrain
  • la capacité à intervenir auprès de directions et de collectifs

Quand engager un diagnostic RPS

Le recours à un IPRP devient pertinent :

  • après un PSE ou une réorganisation
  • lors d’une alerte RPS
  • quand les tensions persistent malgré les dispositifs
  • lorsque les équipes fonctionnent, mais se fragilisent

Ce que permet un diagnostic bien conduit

Un diagnostic RPS structuré ne produit pas seulement un rapport.

Il permet :

  • une lecture partagée des situations
  • une clarification des rôles
  • une meilleure compréhension des mécanismes
  • des repères concrets pour agir

Il rend la situation traitable.

Intervenir avec Atelier Jaudon

Atelier Jaudon intervient en tant qu’IPRP à Paris.

Les diagnostics sont conçus pour :

  • partir des situations réelles
  • rendre visibles les tensions
  • produire une restitution exploitable
  • permettre une reprise des scènes de travail

Choisir un IPRP ne consiste pas à sélectionner un prestataire.

Il s’agit de choisir une manière de travailler les situations.

Un diagnostic peut rester au niveau du constat.

Ou permettre une transformation réelle.

La différence tient à un point :

la capacité à reprendre les situations concrètes.

À propos de l'auteur

Laurent Jaudon, psychologue (RPPS 10109806132), IPRP enregistré DRIEETS Île-de-France. Certifié en thérapie des schémas (Young/CEFTI), formé aux TCC (AFTCC). Manager de transition.

Trente ans à lire des scénarios avant de lire des trajectoires humaines. 

Deux pratiques. Atelier Jaudon pour les organisations : diagnostic RPS/QVCT, accompagnement de dirigeants, conférences, ateliers pour adolescents et étudiants. Appel découverte de 30 minutes.

Cabinet de psychologie pour les particuliers : Paris 13e le samedi, Paris 14e le mercredi, ou en visio. Prendre rendez-vous sur Doctolib.

La première version n'est jamais la définitive.

Laurent JAUDON

𝗟𝗮 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗳𝗶𝗻𝗶𝘁𝗶𝘃𝗲.

La plupart des gens croient qu'il existe une bonne version de leur vie

Au cinéma comme en psychologie, la première version n'est jamais la définitive.

Psychologue organisations Paris et manager de transition, Laurent Jaudon intervient auprès des équipes, des dirigeants et des jeunes en transition.

Psychologue  · RPPS 10109806132

Laurent JAUDON exerce en tant que psychologue à Paris, 75013 et 75014

Pour consulter les informations légales relatives à son activité, vous pouvez consulter la page : MENTIONS LEGALES 

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